Quand tu commences à chercher un stage ou une alternance, les refus arrivent vite. Des emails du genre : « Votre candidature n’a malheureusement pas été retenue. »

On est passés par là. Entre 2023 et 2026, on a accompagné plus de 50 étudiants en génie électrique et informatique industrielle dans leur recherche de stage et d’alternance. La méthode vaut pour les trois domaines : génie électrique, informatique industrielle et mécanique.

Une chose saute rapidement aux yeux : le meilleur profil technique n’est pas toujours celui qui trouve.

Ceux qui décrochent ont surtout trois choses en commun :

  • un bon état d’esprit,
  • une méthode de recherche efficace,
  • et une part de chance.

Pris séparément, aucun des trois ne garantit rien. Ensemble, ils augmentent tes chances.


Le mindset

On entend souvent : « Ne lâche pas. »

Dit comme ça, ça ressemble à une phrase creuse. En GEII comme en mécanique, c’est pourtant souvent ce qui départage les candidats.

Ceux qui trouvent ont rarement le meilleur dossier au départ. Ils continuent à chercher et à ajuster leur approche, là où d’autres abandonnent après plusieurs refus.

Les refus font partie du jeu.

Au début, ça pique. Après, chaque refus t’apprend un truc.

  • Pas de réponse après plusieurs candidatures ? Retravaille ton CV, ton profil ou ta façon de contacter les entreprises.
  • Des entretiens mais pas de proposition ? Un point coince : ta présentation, tes réponses ou ta manière de mettre tes compétences en avant.

La méthode

La motivation seule ne suffit pas. La méthode, elle, rend chaque candidature plus solide.

Ce que la majorité des étudiants fait

  • Postuler sur des plateformes comme LinkedIn, Indeed, HelloWork ou d’autres sites spécialisés.
  • Envoyer des candidatures spontanées : les stages courts de 8 à 10 semaines et les alternances sont rarement publiés en ligne. Les entreprises publient surtout des offres de plusieurs mois.

Nécessaire, mais pas suffisant.

Ce qui fait souvent la différence

Personnaliser chaque candidature

Beaucoup d’étudiants envoient le même CV partout.

Une candidature adaptée au poste retient bien plus l’attention.

Changer le nom de l’entreprise ne suffit pas. Montre les compétences et les expériences qui collent aux missions.

Optimiser son profil LinkedIn

Un profil complet, c’est ton parcours en vitrine : projets, compétences techniques, expériences. Ajoute aussi des professionnels du secteur à ton réseau, petit à petit.

On lui a consacré un guide complet, à retrouver en fin d’article.

Relancer les entreprises

Beaucoup d’étudiants oublient cette étape.

Après un envoi, on attend la réponse, point. Une relance propre remet ton profil sous les yeux du recruteur.

Tu peux relancer par email, LinkedIn ou téléphone quand les coordonnées sont disponibles.

Une ou deux relances espacées de quelques jours ou semaines peuvent suffire.

Développer son réseau

Salons étudiants, événements industriels, anciens élèves, enseignants, échanges sur LinkedIn : chaque contact compte.

Un échange direct avec quelqu’un de l’entreprise pèse souvent plus lourd que des dizaines de candidatures envoyées à l’aveugle.

Continuer à développer ses compétences

Les cours ne suffisent pas.

Un projet perso montre ta curiosité et ta capacité à apprendre. Par exemple :

  • un projet en génie électrique (électronique, énergie),
  • en informatique industrielle (programmation, automatisme, réseaux industriels, supervision),
  • en mécanique (CAO, prototype),
  • ou tout autre projet lié à ton domaine.

Quelques heures hors des cours peuvent peser en entretien.

On ne demande pas à un étudiant de tout connaître. On regarde s’il a envie d’apprendre.


La chance existe aussi

Même avec un bon CV et une bonne préparation, il reste une part d’aléatoire.

Sur une offre de stage ou d’alternance, plusieurs candidats peuvent avoir un profil solide. Un autre candidat est recommandé en interne, le besoin de l’entreprise évolue, ou ton dossier arrive au mauvais moment.

Tu ne contrôles pas ces paramètres.

Reconnaître la part de chance, ce n’est pas renoncer. Plus tu crées d’occasions, plus tu as de chances d’être au bon endroit au bon moment.

Tu ne décides pas quand le « oui » arrive, seulement du nombre de tentatives.


Pour conclure

On n’a pas de formule magique. Après avoir accompagné plus de 50 étudiants en GEII, un point commun ressort : ceux qui trouvent apprennent en continu et ajustent leur stratégie.

Ton prochain « oui » peut arriver dès la prochaine candidature. Alors continue à postuler.